Френски като чужд език: успешни практики
LA CO-ANIMATION DANS L’ENSEIGNEMENT DU FLE
Резюме. Cette recherche met l’accent sur la co-animation dans l’enseignement du français langue étrangère. Elle a été conduite en Slovénie en décembre 2012 dans le cadre de la recherche portée sur l’application du Cadre Européen Commun de Référence pour les langues dans l’enseignement du français aux lycées slovènes.
Les objectifs de cette recherche doivent montrer l’influence positive du travail en commun entre les enseignants locuteurs natifs et les enseignants FLE soit sur la motivation des apprenants et leur apprentissage de la langue française au lycée soit sur la motivation des enseignants dans l’enseignement du FLE. En même temps cela va accroître la dimension critique du travail des deux enseignants et porter à un échange d’expériences éducatives entre eux.
La méthode utilisée sera la méthode des études de cas et des observations des cours du FLE aux lycées en Slovénie.
La recherche est composée de trois partis: introduction, études de cas et conclusion.
Ключови думи: co-animation, teacher, motivation
I. Introduction
Les dénominations de cette pratique en classe sont très variées : co-enseignement, co-intervention, co-animation, co-disciplinarité, interdisciplinarité, co-observation, travail en doublette, etc. Il est difficile d’étayer des définitions précises et stables. Les termes de co-animation / co-intervention apparaissent ici les plus appropriés pour rendre compte de la diversité de ces modalités de travail.
La méthode de Team Teaching/CO-ANIMATION/CO-INTERVENTION est définie comme une collaboration entre deux enseignants en classe indépendamment actifs dans l’enseignement des langues étrangères qui favorise ainsi la mutualisation des compétences et s’appuient sur de nouvelles aptitudes, comme par exemple la capacité à organiser son travail d’une autre manière et le souci de favoriser la réussite scolaire de tous, qui anime le plus souvent de telles pratiques, renvoie à une éthique professionnelle : l’éducabilité de chaque élève et la nécessité de prendre en charge, dans l’institution, leurs difficultés d’apprentissage.. Le premier enseignant, c’est-à-dire l’enseignant locuteur natif, est celui qui utilise un vocabulaire actif de la langue et qui propose des savoirs culturels en prenant en considération le besoin des apprenants de se mettre dans une situation authentique d’emploi de la langue, ce qui met en deuxième place les livres de classe. Le deuxième enseignant, c’està-dire l’enseignant du FLE, est celui qui sait mieux expliquer les règles parce qu’il est plus conscient des difficultés langagières de ses apprenants et il connait bien les programmes scolaires. Leur travail ensemble donne la possibilité d’avoir en même temps deux styles d’enseignement différents, deux voix différentes, deux prononciations différentes, ce qui rend plus vive la situation d’enseignement et ce qui développe une compétence, une sensibilité et une conscience interculturelles chez les apprenants.
Les types de co-animation
Il y a plusieurs types de co-animation qui doivent être pris en considération. Donc, la co-animation peut être :
– Simultanée (Quand les deux enseignants interviennent en même temps plus ou moins)
– Alternée (Basée sur le principe de la complémentarité, c’est l’un qui intervient le premier et puis c’est l’autre)
– Logistique (souvent pour des raisons pratiques, par exemple la disposition des salles, la grandeur des groupes d’apprenants etc.)
– Formative (quand les enseignants assistent aux cours de leurs collègues souvent pour encadrer un nouveau enseignant).
Comment produire des effets positifs à travers la co-animation
Une co-intervention entre enseignant débutant et enseignant chevronné peut avoir des effets tout à fait bénéfiques quoi que ce soit aux collèges ou bien aux lycées.
La co-intervention ne peut produire des effets positifs en matière d’acquis des élèves que si elle est conduite autour d’objectifs et d’échéanciers précis ; c’est le rôle des pilotes d’aider à la définition des compétences qui seront travaillées. Ce pilotage par les résultats doit donc instaurer, des démarches de co-intervention parfaitement délimitées dans le temps.
Les formes de collaboration entre les enseignants
Au-delà des formes de collaborations, le travail conjoint offre aussi la possibilité de développer des compétences professionnelles grâce à des dispositifs d’observation mutuelle entre enseignants ou, en amont des interventions, à une coélaboration des situations d’apprentissages. Il peut également être l’occasion :
– d’une observation fine des élèves,
– d’analyse de leurs modes d’apprentissages,
– d’analyse des sources d’erreurs, afin de leur apporter une aide et un soutien plus pertinents.
De telles pratiques sont sans aucun doute formatrices, en particulier pour les enseignants débutants.
Les risques et les difficultés
Quel que soit le degré de professionnalisme des enseignants, il y a quand même des difficultés dans le travail en commun. Tout d’abord, il y a la concurrence entre les deux enseignants et il y a toujours la question qui se pose : si l’un intervient, l’autre qu’est-ce qu’il va faire ? Puis, il y a la mise en cause entre les deux qui travaillent. Ils doivent obligatoirement faire des travaux complémentaires qui ne vont pas s’opposer entre eux. A la fin, il y a la pertinence. C’est pourquoi il faut bien expliquer aux apprenants pourquoi c’est d’abord l’un qui intervient au lieu de l’autre et il faut valoriser l’autre en faisant un signe d’approbation par la tête, en se manifestant intéressé par le regard etc.
II. Etudes de cas
Nos études de cas naissent dans l’enseignement du FLE dans deux lycées slovènes: le premier est le lycée « Joze Plecnik » à Ljubljana, l’autre est « Kamnik » à Kamnik. Là, le français est étudié comme deuxième ou troisième langue étrangère à choix. L’enseignement de la II langue étrangère prévoit 3 heures par semaine tous les 4 ans, tandis que l’enseignement de la III langue étrangère prévoit 3 heures par semaine en II et en III année, 2 heures par semaine en IV année. Nous avons fait des observations d’environ 40 heures de cours du FLE, avec 150-200 apprenants. En Slovénie, il n’y a pas de classes bilingues français-slovènes.
Ayant observé ces cours et ayant interviewé les enseignants, nous avons pu constater un travail réciproque et deux enseignants qui se complètent dans leur enseignement du FLE. Cela a eu une influence sur l’apprentissage des apprenants en ce qui concerne leur facilité de s’exprimer à l’oral en utilisant un vocabulaire très riche et en étant surs dans leur production. Cela les motive beaucoup à continuer leur apprentissage du français.
D’autre part, nous avons pu constater que les enseignants du FLE ont amélioré leur prononciation en travaillant avec un enseignant locuteur natif, ils ont confiance en soi plus qu’auparavant, ils ont appris beaucoup de locutions de la langue courante, ce qui a augmenté leur motivation dans l’enseignement du FLE.
Modes d’organisations possibles notées en classe
– Dédoublements simples
– Alternance, en ¾ h ou une heure, de moments en classe entière et en groupes
– Format scolaire classique (avec attention renforcée pour les élèves en difficulté qui va guider l’élève dans la mise en œuvre et l’explicitation des stratégies de réussite).
– Différenciation intra-classe (groupes de niveaux, de besoins, de projets)
– Les classes en barrette (regroupement de plusieurs classes sur une même plage horaire)
– Aides en dehors du temps scolaire (activités complémentaires type tutorat, aide aux devoirs, études dirigées, accompagnement scolaire etc.).
III. Conclusion
Selon les observations que nous avons faites, les deux enseignants ont montré une grande volonté de collaborer entre eux, ce qui a développé une compétence culturelle et interpersonnelle chez eux, l’un montrant un respect vers l’autre et son travail et vice versa, même si parfois il ne correspond ni à sa propre opinion ni à son style d’enseignement. Ce type de travail a donné une satisfaction mutuelle qui renforce leurs points forts et diminue leurs points faibles dans l’enseignement.
Après avoir fait des questionnaires avec des apprenants slovènes sur ce mode de travail pratiqué en classe de la part des deux enseignants, on a pu constater que les apprenants se sentaient plus à l’aise de s’exprimer sans se préoccuper trop sur les fautes qu’ils faisaient dans leurs productions orales parce que le message qu’ils voulaient transmettre passait et ils se faisaient comprendre très facilement. Comme ça, ils n’avaient pas peur de dire ce qu’ils voulaient, ils utilisaient la langue française avec une aisance notable, ce qui montrait leur motivation de continuer l’apprentissage de français parce qu’ils étaient évidemment conscients de l’emploie pratique de cette langue.
BIBLIOGRAPHIE
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www.zrss.si Site du Bureau d’éducation en Slovénie Projets intitulés: OUTJ1 et OUTJ2 (Apprentissage enrichi des langues étrangères)