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SCIENCES ET GUERRE, SCIENCES EN GUERRE

Резюме. CEREFREA Villa-Noël is a regional center for francophone advanced research in social sciences that aims to increase the visibility of the Francophonie in the South Eastern Europe. The First World War Symposium that took place in Bucharest (27- 28 November) is included in this project.

Ключови думи: research center, social sciences, science in War, science of War, intellectual engagement, World War I

Le colloque international ”Sciences et guerre, sciences en guerre – 1914 – 1920” organisé par le Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales (CEREFREA) a eu lieu le 27 – 28 novembre 2015 à Bucarest et a stimulé le renforcement de la visibilité de la communauté scientifique francophone de haut niveau en sciences sociales et humaines, dans la région de l’Europe du Sud-Est, en coopération avec des établissements francophones de recherche et de formation. Il s’est tenu dans les locaux de Villa Noël qui fut l’ancien siège des Services de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France en Roumanie et a été réhabilitée afin d’abriter le CEREFREA et inaugurée le 7 juillet 2014, en présence de Mme Hélène Carrère d’Encausse (Secrétaire Perpétuel de l’Académie française), de M. Gabriel de Broglie (Chancelier de l’Institut de France), de M. Mircea Dumitru (Recteur de l’Université de Bucarest), de M. François Saint-Paul (Ambassadeur de France en Roumanie) et de M. Ioan Panzaru (Directeur du CEREFREA). Le projet CEREFREA Villa Noël vise la création d’un réseau de chercheurs et la création à Bucarest d’un pôle spécialisé et d’une plate-forme d’échanges académiques nationaux et internationaux. Le Centre a organisé, les deux dernières années, plus de cent quatre-vingt colloques, conférences, ateliers et rencontres de travail avec plusieurs de ses fondateurs, composantes et partenaires nationaux et internationaux. Grâce aux compétences complémentaires du centre, plusieurs axes de recherche sont développés, parmi lesquels : «La réforme de l’État», «La bonne gouvernance», «Les Sciences sociales et la société», «Francophonies d’hier et d’aujourd’hui», «Sciences sociales et réflexivité», «Métamorphoses de la démocratie», «Sociétés, conflits et violence dans les pays d’Europe centrale et orientale au XXe siècle», «Francophonies médiévales et leurs échos actuels», «Processus de patrimonialisation, usages et mises en musée du passé» et «Francophonie et droits humains».

L’axe «Sociétés, conflits et violence dans les pays d’Europe centrale et orientale au XXe siècle», conçu en partenariat avec l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), inscrit le Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales dans un champ de recherche en histoire et anthropologie historique fortement développé – depuis plus d’un quart de siècle – en France, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Belgique, au Canada mais qui reste encore largement en friche sur le terrain de l’Europe de l’Est et du Sud-Est. Le centenaire de la Grande Guerre a été une occasion pour le CEREFREA Villa Noël de mettre à contribution ses liens avec les historiens de l’EHESS de Paris et de réunir, en même temps, des spécialistes du Sud-Est et de l’Est européen afin de concourir au renouvellement et à la diversification des méthodes et des problématiques de l’histoire du conflit dans cette partie du continent, tout en favorisant le développement d’une recherche comparative. Ce regard comparé devrait concerner l’expérience de la guerre sur les différents fronts et dans les différentes sociétés de l’Est et du Sud-Est européen mais il devrait inclure aussi le front occidental et les sociétés de l’Ouest de l’Europe entraînées dans le même événement. L’axe dirigé par Florin Turcanu a donné naissance en 2015 au colloque international ”Sciences et guerre, sciences en guerre – 1914 – 1920” et continuera en 2016 et 2017 avec deux autres grands événements scientifiques sur la «Mobilisation, démobilisation, remobilisation dans l’Europe Sud-Orientale pendant la Grande Guerre» et sur comment «Sortir de la Grande Guerre». Le colloque international «Sciences et guerre, sciences en guerre» (le troisième événement inscrit dans l’axe mentionné et qui comprend une thématique sur la Grande Guerre intitulée «Centenaire de la Première Guerre mondiale: Recherches sur la Grande Guerre en Europe de l’Est») a porté un regard croisé sur l’engagement, «nom de la patrie », des savants issus non seulement des domaines nationaux différents – voire antagonistes – mais aussi des champs du savoir différents, ce qui facilite l’analyse comparée de l’emploi/détournement des instruments et des logiques des sciences exactes et des sciences humaines dans le double contexte de la Première Guerre mondiale et de la signature des traités de paix de 1919 – 1920.

L’événement a été organisé par le CEREFREA Villa Noël en partenariat avec la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Bucarest et avec le soutien du Bureau d’Europe centrale et orientale de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF BECO). Les allocutions introductives ont témoigné de l’actualité et de l’importance de l’analyse du thème de la guerre. Ioan Panzaru, le Directeur du CEREFREA Villa Noël a souligné la pertinence et l’actualité de ce thème au moment où certains esprits se laissent encore enflammés à l’idée de résoudre les conflits par la guerre. Les intellectuels n’ont pas été et ne sont immunisés à cette tentation. Christophe Gigaudaut, le Directeur de l’Institut Français de Roumanie, a exprimé son espoir que l’analyse sur les sciences de la guerre faite pendant les deux jours du colloque apporte beaucoup à une nouvelle analyse sur une science de la non-guerre, de la paix et a parlé de l’importance de cette transition. Florin Turcanu a expliqué que le thème du colloque est un thème d’histoire politique des intellectuels, un sujet qui a son importance dans l’histoire majeure, dans l’histoire générale de la Grande et une première dans l’espace roumain et Sud-Est Européen.

Le colloque a réuni des chercheurs de Bulgarie, Serbie, Turquie, Grèce, Ecosse, France et Roumanie. Le jour de vendredi 27 novembre a été modéré par Stéphane AudoinRouzeau, Gavin Bowd et Florin Turcanu et a groupé des interventions sur plusieurs thèmes: le silence des sciences sociales sur l’expérience combattante française, 1914 – années 1920 (Stéphane Audoin-Rouzeau), le transfert culturel et l’évolution de l’image de la Serbie chez les universitaires français, 1914 – 1918 (Stanislav Sretenoviç), la rationalisation de l’alimentation des troupes et le rendement du capital humain en guerre (Anne Rasmussen), la reconstruction des visages pendant et après la Grande Guerre (Sophie Delaporte), la Missions Médicale Americaine en Roumanie – (1917 – 1918) (Lidia Trăușan-Matu), la Grande Guerre et les linguistes (Dimitar Vesselinov), Emmanuel de Martonne et la naissance de la Grande Roumanie (Gavin Bowd), l’histoire au service d’une «Grande Idée» – l’historiographie grecque de 1910 jusqu’au 1920 (Elli Lemonidou), les disputes d’héritage culturel – les Roumains et les Bulgares en 1917 (Daniel Cain). Le jour de samedi 28 novembre, modéré par Anne Rasmussen et Stanislav Sretenović, reparti sur deux séances, a porté sur : l’usage politique de l’histoire sous l’emprise de l’urgence – l’Allemagne et la Bulgarie dans les écrits de Nicolae Iorga en 1917 (Florin Turcanu), le cinéma turc pendant la Première Guerre mondiale. Dans la session de clôture, les chercheurs ont salué l’opportunité de ce colloque et les échanges donnant naissance à un souhait de partenariat fructueux qui puisse se matérialiser dans des projets scientifiques communs. Les actes du colloque seront publiés en 2016.

Година XLII, 2015/6 Архив

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