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Рецензии и анотации

FRANCOPHILIE ET GERMANOPHILIE EN EUROPE SUD-ORIENTALE À LA VEILLE ET PENDANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

Actes du colloque, Bucarest, 28 – 29 novembre 2014, sous la direction de Florin Țurcanu. Editura Univesității din București, 182 p.

«Francophilie et germanophilie en Europe sud-orientale à la veille et pendant la Première Guerre mondiale» est la publication des actes du colloque du même nom, organisé à Bucarest les 28 et 29 novembre 2014, sous la direction du Pr Florin Ţurcanu. Le projet du colloque en question a été élaboré durant l’automne 2013 par le Centre régional francophone de recherches avancées en sciences sociales (CEREFREA Villa Noël), avec l’appui du colonel Jean-Marc Lavallée, attaché de défense près de l’Ambassade de France en Roumanie et de M. Michel Roy, Attaché de coopération scientifique et universitaire auprès de l’Institut français de Bucarest. Les travaux du colloque ont pu voir le jour de l’imprimé grâce à l’apport généreux de Mme Justine Lacousse, chargée de mission pour la coopération universitaire et de M. Bertrand de Boisdeffre, chargé de mission pour la coopération scientifique, qui ont réussi à obtenir l’aide de la Mission du Centenaire à la publication des présents travaux. La rencontre scientifique ayant engendré le présent volume a été organisée avec l’appui du Bureau Europe centrale et orientale de l’Agence universitaire de la Francophonie sous la direction de M. Fabien Flori, et grâce au travail déployé par Mme Mihaela Codreanu, responsable de projets dans le cadre du BECO de l’AUF et par Mme Simona Necula, Secrétaire générale du CEREFEA Villa Noël. Le volume des travaux a été réalisé sous la direction du Professeur Florin Țurcanu, en bénéficiant de l’œil éditorial de Mme Simona Necula et des corrections de Mme Larissa Luică.

L’ouvrage commence par un préambule signé par le Pr Ioan Pânzaru, Directeur du CEREFREAVilla Noël, dans lequel il passe en revue quelques-uns des problèmes principaux soulevés par la mémoire de la Grande Guerre, en Europe sud-orientale en général et en Roumanie en particulier. Son intervention synthétique est suivie par quelques mots de remerciement adressés par le directeur du volume, M. Florin Ţurcanu, aux collaborateurs ayant contribué à l’organisation du colloque et à la publication du volume qui en a résulté.

Le premier article porte la signature de M. Dušan T. Bataković, Directeur de l’Institut d’études balkaniques de l’Académie serbe de sciences et d’arts. M. Bataković est diplomate et historien, spécialiste de l’histoire moderne et contemporaine des Balkans (voire de la Serbie en particulier). Ici, il nous propose une étude sur la francophilie en Serbie avant et durant la Grande Guerre, perçue comme un cas de convergence historique entre la Serbie et la France. L’auteur y décrit l’émergence d’une élite serbe francophile au cours du XIXe siècle, en analysant en contrepoint l’essor des attitudes serbophiles parmi les intellectuels français. Selon M. Bataković, le «rapprochement renforcé entre la France et la Serbie», conséquence des affinités réciproques entre les élites des deux pays, porte ses fruits durant la Grande Guerre. C’est ce que montre l’exemple de l’alliance franco-serbe et du soutien apporté par la France à sa petite alliée balkanique assiégée de toutes parts, puis au gouvernement serbe en exil à Corfou, culminant avec la victoire franco-serbe sur le front de Salonique, en 1918.

Le second article, signé par M. Enis Tulça, Professeur associé à l’Université Galatasaray d’Istanbul, aborde la compétition culturelle franco-allemande pour les cœurs et les cerveaux des élites et (notamment) de la jeunesse turque. L’auteur porte une attention toute particulière au projet de Galatasaray: à savoir l’introduction de l’enseignement du (et en) français au Lycée de cette même ville à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Pour résumer le fil argumentatif dessiné par M. Tulça, il considère qu’au cours du XIXe siècle «la présence des écoles françaises avant les écoles allemandes dans l’Empire ottoman, ainsi que leur nombre, donnaient toujours l’avantage aux Français dans l’éducation». En contrepartie, vers la fin du XIXe et le début du XXe siècle «l’Allemagne a tenté d’équilibrer cette situation par une alliance qui s’étendra jusqu’à la guerre.»

Le troisième article appartient à M. Dimitar Vesselinov, Professeur de philologie classique et moderne à l’Université «Saint Clément d’Ohrid» de Sofia. Le Professeur Vesselinov nous propose une analyse comparative de la présence des mots d’origine française et respectivement allemande dans le lexique bulgare, à la veille et pendant la Grande Guerre. L’auteur utilise comme source pour son analyse quelques dictionnaires bulgares des mots empruntés aux langues étrangères, datant du début du XXe siècle. Ces dictionnaires sont considérés comme étant «des témoins lexicographiques des différentes influences linguistiques et culturelles sur les pratiques communicatives» de l’époque. Le Professeur Vesselinov met en évidence leur témoignage sur le poids comparatif des attitudes germanophiles et francophiles en langue bulgare, en suivant chronologiquement, d’un dictionnaire à l’autre, l’occurrence des mots empruntés en langue bulgare du français et de l’allemand. L’auteur prête une attention spéciale à la présence de plusieurs concepts-clé, tels que francophilie/gallophilie, germanophilie, francophile/gallophile, germanophile, leurs quasi-synonymes gallomanie, teutomanie, gallomane et teutomane, et les formes antonymiques francophobie/gallophobie, germanophobie, francophobe/ gallophobe, germanophobe. Pour conclure son étude, le Professeur Vesselinov met en avant une analyse statistique de la fréquence des importations du français et de l’allemand en langue bulgare, sur la base des dictionnaires susmentionnés. Les résultats sont parlants: sur le total des importations lexicales franco-allemandes, 64 % des mots empruntés sont français et seulement 36 % sont allemands. Il en découle donc qu’en Bulgarie, à la veille et pendant la Grande Guerre, le français domine nettement l’allemand au niveau de la concurrence linguistique et donc, culturelle.

Le quatrième article, écrit par M. Florin Ţurcanu, Professeur à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Bucarest et chercheur à l’Institut d’études sud-est européennes de l’Académie roumaine, questionne le bon usage, par Nicolae Iorga, de la francophilie à l’époque de la neutralité roumaine (1914 – 1916). L’auteur propose une relecture des écrits du grand historien, politicien et leader d’opinion roumain Nicolae Iorga, par le prisme de ses prises de position par rapport à la France au début du XXe siècle (entre 1900 et 1916). M. Ţurcanu constate qu’au début du siècle passé Iorga critiquait résolument les modalités de la consommation culturelle française en Roumanie, en les considérant comme des manifestations d’un mimétisme superficiel et nocif pour la cohésion culturelle nationale. Cela dit, ses études universitaires dans l’Empire Allemand ne transforment pas Iorga en germanophile acharné. En 1914, au début de la Grande Guerre, ses prises de position par rapport à la France et à l’Allemagne sont plutôt équilibrées. Pour citer les mots de M. Ţurcanu, «A la France l’amour, à l’Allemagne le respect et l’admiration». Pourtant au cours de la période de la neutralité roumaine, la sympathie de Iorga pour la France, alors envahie, devient de plus en plus manifeste : la France représente, à ses yeux, une noble nation menant une guerre héroïque et défensive contre l’expansionnisme impérialiste allemand. En fait, la francophilie de Iorga serait issue du contexte de la Grande Guerre, qui aurait permis au grand historien roumain d’intégrer la nation française dans sa grande vision historique nationaliste, où les petites nations légitimes luttent pour affirmer leurs droits face à l’oppression des grands empires. En effet, selon le Professeur Ţurcanu «Le mécanisme qui permet à Iorga de synthétiser et de revendiquer une francophilie qui lui est propre […] combine l’affirmation des droits supérieurs de la connaissance historique avec la capacité à projeter sur la France sa propre sensibilité nationaliste».

Le cinquième article est rédigé par Dr. Stanislav Sretenović, chercheur à l’Institut national d’histoire contemporaine de Belgrade. Son étude porte sur les modalités d’expression de la francophilie serbe pendant la Première Guerre mondiale. Plus précisément, l’auteur construit sa recherche autour de trois questions: 1. qui sont les francophiles serbes et comment sont-ils organisés? 2. comment s’exprime la francophilie des Serbes? 3. quel est le contenu et l’évolution de la francophilie serbe, et comment cette francophilie est-elle accueillie en France? Pour résumer le riche exposé de M. Sretenović, il répond à ces trois questions susmentionnées de la manière suivante: l’élite francophile serbe est issue, en grande partie, des rangs des anciens «parisiens» (surnom désignant les jeunes Serbes ayant fait leurs études universitaires en France). En 1914, les francophiles de Serbie étaient organisés en deux groupes qui collaboraient : la Société littéraire de Belgrade et la francmaçonnerie. Après l’occupation de la Serbie par l’Autriche-Hongrie en 1915, les modes d’expression de la francophilie serbe, en Serbie aussi bien qu’en France, sont caractérisés par l’alternance des moments de rupture et de continuité. Les attitudes francophiles s’expriment principalement à travers la presse francophile (en Serbie) et celle serbophile (en France), et par le truchement des célébrations solennelles du 14 Juillet organisées par le gouvernement et l’armée serbe, pendant les années de guerre. Enfin, le discours francophile a pour cadre stable «l’alignement idéologique du radicalisme serbe sur le radicalisme français»; en revanche, le contenu de ce discours est sans cesse modulé par l’interaction fluide des intérêts politiques serbes et français, dans le contexte géopolitique mouvementé et perpétuellement changeant des années de guerre. M. Sretenović conclut son propos en observant que pendant la Grande Guerre: «La francophilie des Serbes était un discours et une émotion. […] elle reposa moins sur la connaissance de la langue et de la culture française que sur le partage de valeurs et la lutte commune pour le “Droit, la Justice et la Liberté”.»

Le sixième article du tome a pour auteur Mme le Professeur Elli Lemonidou de l’Université de Patras. Elle y parle des influences et fluctuations subies par l’opinion publique grecque durant la Première Guerre mondiale, des influences et fluctuations qui semblent avoir divisé la nation grecque entre les deux systèmes d’alliances: l’Entente et les Puissances Centrales. Le Professeur Lemonidou constate que si, à l’aube de la guerre, l’opinion publique grecque est avec prépondérance francophile, la propagande intense déployée par les Allemands en Grèce après 1914 commence, peu à peu, à faire basculer les esprits vers la germanophilie. Ce processus inexorable est facilité par la faiblesse et par la mauvaise organisation de la contre-propagande française en Grèce, ainsi que par les contraintes que la France impose au peuple grec après l’ouverture du front français de Salonique, à l’automne 1915. Ce malheureux concours de circonstances donne à voir des perspectives funestes pour l’Entente. Selon les mots de Mme Lemonidou, «L’influence politique, culturelle et commerciale alliée en Grèce s’annonçait bien compromise pour l’après-guerre». Malgré cela, la pression militaire française finit par forcer l’entrée en guerre de la Grèce en 1917, du côté des Alliés. Selon l’auteur de l’article, ceci prouverait «une fois de plus qu’en période de guerre les sentiments ont généralement moins d’importance que les enjeux politiques et diplomatiques.»

Le septième article du volume est l’œuvre de M. Daniel Cain, historien, professeur à l’Université «Alexandru Ioan Cuza» de Iaşi. Sa contribution s’intitule «Identité culturelle et responsabilités: le corps diplomatique roumain et bulgare pendant la Grande Guerre». L’auteur entreprend une analyse du fonctionnement des deux corps diplomatiques susnommés. Sa démarche est fondée sur deux constats essentiels: il observe que la diplomatie sud-est européenne est, à la veille de la Grande Guerre, «un domaine réservé aux monarques», et que «le groupe de decision making dans la politique extérieure est très restreint». En l’occurrence, en Roumanie, le roi Carol Ier monopolise le pouvoir décisionnel en matière de diplomatie. Il «souhaite que ses diplomates soient plutôt des exécutants que des initiateurs de la politique extérieure», et il agit en conséquence. Après la mort du roi Carol, le 10 octobre 1914, le premier ministre Ion I. C. Brătianu profite de la faiblesse du nouveau roi pour diriger la diplomatie du pays de la même «main forte» que l’autoritaire Carol Ier. Les diplomates de carrière roumains sont tenus à l’écart de tout pouvoir décisionnel. Ils ne sont pas tenus informés de la politique extérieure de leur gouvernement et Brătianu ne consulte que quelques-uns d’entre eux. En Bulgarie la situation est assez semblable: en 1911, le roi Ferdinand de Saxe-Cobourg et Gotha modifie la constitution du royaume pour augmenter ses pouvoirs dans le domaine de la politique extérieure: il peut dorénavant conclure des traités internationaux sans consulter le Parlement. Parfois, le roi porte des négociations qui ne correspondent pas à la position du gouvernement. Somme toute, son comportement sur le terrain diplomatique est discrétionnaire. De plus, le corps diplomatique bulgare est de très mauvaise qualité – l’incompétence prévaut, car peu de ses membres ont une éducation adéquate; ce qui fait que, lors de négociations importantes, les délégations bulgares soient composées de politiciens instruits en Occident, plutôt que de diplomates de carrière. M. Daniel Cain semble suggérer que tous ces défauts systémiques des deux appareils diplomatiques analysés auraient menés à quelques-unes des pires décisions prises par la Roumanie et la Bulgarie à l’époque de la Grande Guerre. L’auteur conclut son étude en évoquant un passage du journal personnel du diplomate roumain Ioan Filitti: en septembre 1918, celui-ci était arrivé à la conclusion que la politique extérieure ne devrait plus constituer «le domaine réservé à quelques hommes d’État».

La huitième étude, réalisée par M. Jean-Noël Grandhomme – maître de conférences habilité à diriger des recherches à l’Université de Strasbourg et membre du conseil scientifique du Mémorial de Verdun –, a pour objet «Les élites roumaines et la France dans la période de satellisation de la Roumanie par les Puissances Centrales (décembre 1917 – novembre 1918)». L’auteur décrit en détail la fluctuation des rapports entre les élites roumaines et les missions diplomatiques et militaires françaises en Roumanie, durant la dernière année de la Grande Guerre – une période dramatique où, suite à la paix russo-allemande, la Roumanie, membre de l’Entente, est forcée de se soumettre aux Puissances Centrales. M. Grandhomme décrit la manière dont la Roumanie se dirige à petits pas vers une paix peu honorante, avec l’armistice signé à Focşani le 9 décembre 1917, puis avec la signature des préliminaires de la paix, à Buftea, le 5 mars 1918. Les 9 et 10 mars la mission militaire française en Roumanie (dirigée par le général Berthelot) est contrainte de quitter le territoire roumain. Quelques jours plus tard, Alexandru Marghiloman – germanophile notoire – arrive à Iaşi pour y former un gouvernement collaborationniste. M. Grandhomme surprend, avec des exemples parlants, le développement graduel des attitudes germanophiles pendant cette sombre période d’occupation, quand la victoire allemande dans la Grande Guerre semblait aux Roumains presque certaine. Notre auteur note ensuite l’apparition et l’accroissement de la germanophobie, au fur et à mesure que la pesanteur de l’occupation allemande commence à affecter la population. L’action politique et propagandiste de la diaspora roumaine de France (formée pour la plupart de réfugiés philo-français) est également décrite. D’ailleurs en Roumanie même un «noyau dur» de francophiles subsiste, cristallisé autour du consulat français de Iaşi – dernier bastion de l’Entente dans la Roumanie soumise. Une sorte de résistance passive contre les Allemands se développe: le roi Ferdinand refuse de ratifier le traité de paix définitif avec l’Allemagne signé le 7 mai à Cotroceni; le premier ministre Marghiloman – germanophile, mais patriote – retarde le désarmement de l’armée roumaine et la livraison des dépôts d’armes aux Allemands. Tout est ainsi préparé pour que le 9 novembre 1918 – suite à la pénétration alliée du front allemand à Salonique survenue en septembre – l’armée roumaine soit mobilisée pour chasser l’envahisseur allemand du pays. La Roumanie rejoint ainsi «in extremis le camp des vainqueurs». L’heure de la victoire est aussi celle du règlement de comptes: Marghiloman et les autres collaborationnistes sont bannis de la vie politique roumaine, et les élites du pays se souviennent de leur francophilie traditionnelle. Le Professeur Grandhomme conclut son article en notant, avec amertume, que la période de satellisation de la Roumanie par les Puissances Centrales engendre, certes, l’exacerbation des attitudes germanophiles et francophiles, mais aussi de «deux autres, qui sont de tous les temps, de tous les pays, et sans doute de loin les plus puissants: l’attentisme et l’opportunisme».

Le neuvième – et dernier – article du volume est rédigé par M. Alexandru JipaTeodoros de l’Université de Bucarest, étant intitulé «La germanophilie roumaine sous l’occupation. Le cas du journal allemand Bukarester Tagblatt (décembre 1917 – novembre 1918) ». Le journal se trouvant au centre de l’analyse de M. JipaTeodoros a été publié pour la communauté allemande de Bucarest depuis 1880, et ultérieurement utilisé comme support de la propagande allemande pendant l’occupation de Bucarest par le deuxième Reich. L’auteur utilise le Bukarester Tagblatt comme «point d’entrée» et moyen d’interrogation de la problématique complexe suscitée par l’occupation allemande de Bucarest. M. Jipa-Theodoros nous propose une perspective analytique en « regards croisés », en alternant entre les thèmes de propagande pro-allemande développés dans le journal, les propos critiques des témoins roumains de l’occupation allemande (sur le régime de l’occupant et sur son journal de propagande) et les articles de la publication Rumänien in Wort und Bild, qui complémentent le Bukarester Tagblatt en offrant au lecteur «des esquisses variées de la vie roumaine et du peuple roumain». Le fil conducteur de son analyse mène M. Jipa-Theodoros à la conclusion que «l’Allemagne pensait la guerre il y a un siècle d’une manière compréhensive, réservant une place centrale pour l’œuvre de propagande [...]». Dans le contexte de ce constat, l’auteur perçoit le journal Bukarester Tagblatt comme exprimant «un effort conscient de diminuer l’attachement envers la France et de démontrer les avantages de l’appartenance de la population roumaine a une sphère culturelle, politique et économique germanique et germanophile.»

En guise de conclusion, l’ouvrage «Francophilie et germanophilie en Europe sud-orientale à la veille et pendant la Première Guerre mondiale» démontre que même sur un terrain aussi abondamment étudié que celui de la Grande Guerre, on peut encore trouver des thèmes et des sujets inédits, peu connus et peu recherchés, méritant l’attention des spécialistes. L’ouvrage collectif rassemble des contributions à la fois variées et originales sur les fluctuations et les tropismes des courants d’opinion publique dans la région des Balkans, à une époque où les jeunes sociétés balkaniques se trouvaient dans des positions d’extrême vulnérabilité.

A la lumière des recherches dont nous venons de résumer les résultats, l’Europe du sud-est pendant la Grande Guerre nous apparaît comme une aire géopolitique fascinante, recélant encore des riches potentialités d’investigation. L’ouverture épistémique créée par ce volume mérite d’être exploitée.

Година XLIV, 2017/1 Архив

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