Хроника
EXPÉRIENCE ET AVENIR DU STRUCTURALISME
Sont reproduites ici, partiellement, les thèses soumises au colloque international « Expérience et avenir du structuralisme », organisé du 24 au 26 octobre 2016 inclus par le Cercle linguistique de Prague (CLP) à l’occasion de son 90e anniversaire.
Introduites par une mise en contexte historique, les Thèses consistent en sept chapitres dont les trois premiers sont consacrés à la délimitation graduelle de la langue en tant qu’objet de la linguistique ; le chapitre central expose les conséquences à la fois noétiques et techniques de l’emploi du signe bifacial saussurien ; les trois derniers traitent des côtés historique, éthique et esthétique de la linguistique. Dans la présente édition, l’introduction historique est omise, les chapitres I, II et IV sont représentés par leur premier paragraphe, les chapitres III et V à VII sont repris dans leur totalité. Intégralement, les thèses peuvent être consultées au site du Cercle linguistique de Prague <www.cercledeprague.org>, une édition annotée, accompagnée de résumés en allemand et en italien, a paru dans la revue texto ! (Textes & Cultures) , volume xxii – numéro 1 (2017), <www.revue-texto.net>.
Rédigées par un membre engagé du CLP, les « Thèses de Prague 2016 » sont un texte auctorial présentant une vision réfléchie de l’expérience du structuralisme européen. Elles sont destinées à alimenter le débat à divers forums que les lecteurs bienveillants sont tous cordialement invités à constituer eux-mêmes dans leurs sphères et milieux respectifs.
Chapitre I
Quels sont l’objet et l’objectif de la linguistique?
La linguistique a pour objet empirique les textes, tant oraux qu’écrits, qui sont tous conçus comme des événements historiques et culturels socialement normés. L’objectif de la linguistique est d’expliquer comment les textes fonctionnent au sein d’une collectivité particulière, notamment d’expliquer le phénomène évident qu’au sein d’une collectivité particulière un texte concret acquiert un sens particulier de façon impersonnelle, donc objective, l’objectif final de la linguistique étant d’objectiver le processus d’acquisition du sens. Qu’au cours de la réflexion interprétative tout texte fixé (un texte non fixé, ne serait-ce que dans la mémoire, ne peut jamais faire l’objet de la réflexion) puisse acquérir divers sens, doit être tenu pour la règle, non pour l’exception, et doit être incorporé dans l’explication : tout sens est processuel et dynamique. […]
Chapitre II
Quelles sont les mesures premières pour cerner l’objet et l’objectif de la linguistique?
La linguistique doit en premier lieu circonscrire la nature du texte concret, qui est son objet empirique, aussi bien que la nature du système abstrait de langue et celle de l’ensemble des normes sociales textuelles, qui font l’environnement où les textes concrets apparaissent et leur potentialité s’actualise. […]
Chapitre III
Comment concevoir la dualité de la langue sous forme de système abstrait et de normes sociales?
Constatons d’emblée la grande asymétrie en héritage historique des réflexions sur la langue vue respectivement comme système et comme normes. Dans le premier cas, nous disposons de nombre de travaux, notamment sur le lexique et la grammaire, dans le second, nous n’avons presque rien. Loin d’être à rejeter sous prétexte d’insuffisance scientifique, le lexique et la grammaire sont à reprendre en vue de les cultiver et d’en préciser les contours scientifiquement, en commençant par reconnaître qu’ils ne forment qu’un seul continuum polarisé. Par contre au sujet des normes sociales en linguistique il faut bien souligner dès le début que ce que l’on connaît traditionnellement sous le nom de « normativité linguistique », à savoir imposition, par diverses forces et institutions, de certaines formes et formations de langue comme étant standard et modèles au détriment d’autres formes et formations, n’est qu’un aspect bien particulier de l’ensemble des normes linguistiques, et est loin d’être représentatif de cet ensemble.
À défaut de tout appareil notionnel prêt à l’emploi, et au péril de tout un fatras d’idéologies qui gravitent autour, il faut se faire clair sur la nature des normes linguistiques et sur la façon de les approcher.
• Toute norme linguistique est toujours une norme sociale, mais très souvent elle n’est pas exclusivement linguistique : une norme linguistique peut facilement être en même temps norme de politesse, norme d’appartenance à un corps collectif, norme de jeu ou de travail, etc.
• Les normes sociales y compris linguistiques restent valables même si elles ne sont pas observées : la collectivité est consciente des infractions et éventuellement en tire des conséquences. En effet, pour qu’une norme se meure et disparaisse, il faut que la collectivité tout entière l’oublie.
• Les normes sociales linguistiques sont en nombre si élevé que l’on ne peut pas songer à les épuiser par une énumération quelconque. Ce n’est pourtant pas une raison pour ne pas les scruter, ni même pour renoncer à toute ambition d’une vue globale. Prenons toutes les descriptions, bonnes et utiles, des langues particulières, dont nous disposons déjà, pour de grands exploits de l’esprit humain.
• Prenons acte de la disposition spécifique des normes sociales, y compris les normes linguistiques. En tant qu’hommes nous ne vivons pas dans une seule collectivité mais dans une grande variété de collectivités dont chacune a ses ensembles spécifiques de normes, y compris normes linguistiques. Qui plus est, nous sommes parfaitement habitués à un va-et-vient rapide entre diverses collectivités spécifiques en y accommodant constamment notre façon de parler. De même nous savons vivre consciemment dans plusieurs collectivités à la fois : ce ne sont pas forcément les personnes physiques qui changent de moment à autre, ce sont davantage les rapports subtils que nous entretenons individuellement avec chacune des personnes présentes, rapports à eux-mêmes constants, qui nous invitent à changer légèrement de langue selon à qui nous nous adressons momentanément.
• Soyons conscients du seuil d’actualité des normes sociales, y compris linguistiques. Peu de normes sont consciemment actualisées lors de l’événement particulier de communication langagière, pourtant grand nombre de normes sont présentes, au-dessous de leur seuil d’actualité, au moment même de la communication, prêtes à ressurgir à tout instant, notamment en cas d’infraction.
Conscience prise de la nature des normes linguistiques, nous devons reconsidérer notre approche de l’environnement où les textes concrets naissent et fonctionnent. Cet environnement, qui est la langue, consiste toujours en normes sociales, c’est-à-dire culturelles et historiques, et ce sont nous autres linguistes qui concevons cet environnement, selon la perspective adoptée, soit comme un système abstrait, soit comme une institution sociale, perspectives qui sans jamais s’exclure se complètent.
Chapitre IV
Quels sont les moyens les plus appropriés pour modéliser le système abstrait de langue eu égard aux normes textuelles, c’est-à-dire linguistiques de la collectivité ?
L’apport principal du structuralisme à la linguistique consiste dans l’introduction du signe saussurien bifacial en tant qu’unité de base de toute description et explication linguistiques. L’histoire centenaire du structuralisme est une histoire de réflexion et d’élaboration du signe saussurien dont l’intelligence adéquate a longtemps été peu évidente, mais qui cependant est de nos jours un moyen utile et utilisable. Il sera très intéressant de comparer l’intelligence du signe saussurien, issue des cent ans du structuralisme européen, à celle résultant de l’exégèse de l’œuvre intégrale du Saussure authentique, telle que nous la découvrons depuis les dernières décennies. Or il ne faut pas oublier que notre tâche première est d’exhiber un instrument pratique et des techniques bien réfléchies, développées pour l’emploi. […]
Chapitre V
Comment saisir la pluralité linguistique naturelle de la société humaine ? et comment saisir l’évolution historique des langues et des sociétés qui les parlent ?
La collectivité linguistique est à plusieurs égards multilingue. C’est dû à la variété des relations sociales qu’entretient chaque individu au sein de sa collectivité, et qui le font changer de registre dès qu’il passe d’une sphère relationnelle à une autre ; c’est dû à la force de certains types bien établis d’activités humaines, qui imposent un comportement textuel, c’est-à-dire linguistique particulier à quiconque s’y hasarde ; c’est dû aux contacts et aux échanges omniprésents des groupes et des collectivités à identité linguistique différente. D’où alors l’expérience universelle qu’il faut non seulement savoir parler de différentes « façons », mais aussi qu’il faut savoir parler différentes « langues ». Et l’histoire nous donne des exemples éloquents de ce que l’on peut considérer comme un simple « registre » d’une même langue, ou par contre comme une « langue » à part, différente de toute autre. Tout cela est d’une extrême pertinence dès que l’on veut saisir la langue en tant que système abstrait mais aussi en tant qu’institution sociale ; concédons que toute institution est à la rigueur une structure particulière de normes sociales.
Nous avons déjà constaté, en IV. c, qu’on peut concevoir la langue non pas comme un seul système, mais comme une variété de systèmes correspondant à divers corpus consciemment choisis. Ceci a donné lieu, dans le foyer pragois de structuralisme fonctionnel, à la notion des « langues » et des « styles » fonctionnels. Or comme les systèmes ainsi introduits se recouvrent parfois considérablement et que le passage de l’un à l’autre est souvent réglementé, la langue peut être conçue comme un ensemble systématisé de systèmes.
Un autre concept important pour approcher la complexité de la langue est celui de « centre » et de « périphérie » du système de langue. Le centre et la périphérie sont toujours centre et périphérie d’un système à un certain point de vue : un moyen peut être périphérique à l’égard de sa forme tout en étant central à l’égard de son usage, cf. en français vous êtes, vous faites, vous dites. Proche du dynamisme du centre et de la périphérie est celui du « nouveau » et de l’« ancien » dans le système de langue. Certes, la notion de système a été introduite pour saisir la potentialité de langue de façon stabilisatrice, mais il est vital que la stabilité de langue ne soit pas immobile. Dans le foyer pragois ceci a été exprimé en terme de « stabilité flexible ». Le fait qu’un moyen systémique remplit bien sa fonction ne le met pas à l’abri de l’éventualité qu’un autre moyen apparaisse pour remplir la même fonction. Or un ébranlement pareil aboutit d’habitude à une nouvelle stabilité : le nouveau moyen peut disparaître aussitôt, telle mode passagère, peut usurper la place de l’ancien, mettant ce dernier à la périphérie d’abord, hors système plus tard, mais de leur concurrence fonctionnelle peut naître aussi une nouvelle répartition des fonctions et des valeurs ; finalement, la collectivité peut s’habituer à une coexistence invétérée de variantes pour lesquelles on ne trouve nulle raison, cf. en français j’assieds :: j’assois.
Ce qui a été dit au paragraphe précédent constitue des éléments de réponse locale au problème global de synchronie et diachronie. Pour constituer une réponse englobante au même problème, partons de ce qui a déjà été proposé dans les Études 1929, à savoir : concevons la diachronie d’une langue comme une suite de tranches synchroniques de système, chaque tranche synchronique ayant forcément son dynamisme interne, c’est-à-dire sa diachronie locale. Une telle approche est parfaitement conciliable avec l’emploi du signe saussurien bifacial.
La polarité linguistique de système et d’institution conduit à une conciliation heureuse et heuristique entre histoire intérieure et histoire extérieure de la langue. Personne ne songe à expliquer un phénomène linguistique interne par une quelconque cause particulière externe à la langue. Cependant, puisque la langue est la potentialité textuelle et que la production textuelle est dans son actualité sujette à toutes sortes de sanctions sociales, il faut étudier en parallèle les changements du système de langue et ceux des conditions sociales de son usage, qui influe puissamment sur l’institution de langue : en résultent parfois des correspondances surprenantes.
Chapitre VI
Comment concevoir la culture de la langue ?
Dimension fondamentale de la société, la culture ne se limite pas à l’information des individus membres, information au sens original du mot, à savoir « donner forme », «rendre conforme » plutôt que « fournir une connaissance particulière » ; la culture se manifeste aussi dans la reformation constante des institutions sociales, y compris la langue, reformation menée consciemment par divers groupes d’individus membres. La linguistique doit en être consciente et doit en savoir tirer les conséquences, dont celles d’ordre éthique.
La linguistique a beau dire qu’elle se cantonne dans la description des faits de langue : les descriptions qu’elle produit deviennent, au sein de la société, des outils de la réflexion collective sur l’institution de langue ; elles contribuent à la culture de l’environnement linguistique. La linguistique est, par la force des choses, une force sociale agissant dans cet environnement. Toute grammaire, tout dictionnaire d’une langue quelconque doivent être rédigés en conscience de cette responsabilité.
La collectivité dans son ensemble, profane à la linguistique scientifique, a grand besoin d’un métalangage commun auquel elle puisse avoir recours chaque fois que survient un malentendu en communication langagière. Le métalangage le plus répandu, qui informe le plus l’imaginaire collectif sur la langue, est celui que produit l’instruction scolaire élémentaire. La linguistique scientifique et éthique doit veiller à ce que cette instruction soit raisonnée et pratique, donc utile à la société. La même responsabilité scientifique et morale repose sur la linguistique lorsqu’elle décrit une langue différente de celle de l’instruction scolaire locale : chaque description est à la fois un outil d’apprentissage de langue et un milieu de contact entre cultures.
Les forces sociales qui, dans la collectivité, envisagent divers changements conscients de la langue devraient trouver dans la linguistique un partenaire. La science des textes et de la langue est qualifiée pour s’exprimer en la matière: elle sait scruter le potentiel relationnel d’un moyen qu’une force sociale cherche à introduire dans le système de langue (parfois à en exclure), elle sait évaluer le bienfondé, pour le parcours interprétatif général, d’une perspective particulière qu’une force sociale cherche à imposer à l’institution de langue (parfois à interdire). La collectivité souhaite être instruite plus que la linguistique ne l’imagine ; il est alors préférable que la linguistique parle plutôt qu’elle ne se taise.
Force sociale censée agir dans l’environnement de la langue, la linguistique peut se trouver appelée par d’autres forces sociales, beaucoup plus puissantes, lors de diverses luttes, querelles et chantages politiques dont la langue fait souvent l’objet. Alors la linguistique doit faire preuve de courage civique en rappelant que le débat sur la langue ne peut être mené que sur une base de connaissances réelles de la nature et du fonctionnement de la langue.
Chapitre VII
Comment concevoir le rapport entre linguistique et littérature?
Dans le chapitre I, répondant à la question de départ, nous avons délimité la linguistique comme la recherche scientifique sur la potentialité des textes, ajoutant que cela lui garantit un rapport privilégié avec l’ensemble des sciences de la culture humaine. En effet, ces dernières scrutent les textes comme des manifestations de divers phénomènes sociaux, culturels et historiques (en II. b, nous avons souligné que société, culture et histoire ne sont que trois dimensions d’un seul continuum), alors que la première scrute les conditions de la production et de l’interprétation des textes, les phénomènes sociaux, culturels et historiques, forcément manifestés dans tous les textes, ne l’intéressant que tant qu’ils sont pertinents à l’interprétation : pour la linguistique, le texte est un but en soi. Or la littérature est une production textuelle qui est, elle aussi, fortement quoique non exclusivement un but en soi : les textes littéraires sont là pour être là avant tout, pour être interprétés en eux mêmes et comparés entre eux sans qu’il faille aller chercher pour eux une finalité en dehors d’eux-mêmes. Cependant, dans une œuvre littéraire, une finalité externe n’est point exclue, et les rapports sont fort dynamiques : la même œuvre, qui en tant que formation de langue perdure et reste accessible à tout le monde, peut être considérée de prépondérance comme un but en soi à une certaine époque plutôt qu’à une autre, pour un certain groupe social (couche, classe, ethnie, génération, mouvement, etc.) plutôt que pour un autre.
Dans le foyer pragois de structuralisme fonctionnel, la finalité du « but en soi », conditionnée par tout un ensemble de normes et valeurs sociales, a donné naissance à la fonction esthétique, fonction délimitée négativement par rapport aux fonctions « pratiques » qui, toutes, attribuent au texte une finalité en dehors de luimême. La fonction esthétique ne s’exclut pas avec les fonctions pratiques : elle les accompagne ; elle n’est pas l’apanage des seules œuvres poétiques : elle est présente dans tous les textes, et le cas échéant, devient importante ou pas ; elle ne s’applique pas non plus aux seules formations de langue : elle est également applicable aux formations de son de caractère différent, à l’instar de la musique, aux formations de mouvement corporel, à l’instar de la danse, à tout objet matériel, sans pourtant exclure le paysage et divers phénomènes de la nature. La fonction esthétique est une perspective de recherche qui constitue un objet particulier, à savoir une formation sensorielle complexe soumise à l’interprétation dans un environnement de normes et de valeurs qui, elles, sont des faits sociaux, donc culturels, donc historiques. La fonction esthétique conduit à une sémiologie générale : considérer un objet complexe en soi, dans un environnement socialement normé, permet de le concevoir comme un signe bifacial : à force de changer ses diverses composantes sensorielles, l’objet-signe produit des effets de valeur différents ; ce que l’on a dit, en IV. c (iii), à propos de l’analyse différentielle des textes-signes, s’applique aux objets-signes de toute nature.
Un autre moment important dans l’expérience du foyer pragois de structuralisme fonctionnel, est l’équivalence reconnue entre linguistique et stylistique : elles ne diffèrent que par orientation. La linguistique s’appuie sur les textes concrets en vue de décrire le système et l’institution, à savoir les normes de langue ; la stylistique s’appuie sur le système et l’institution de langue en vue d’expliquer l’effet produit par un texte particulier. La littérature est le laboratoire privilégié de la linguistique : les institutions de langue y sont particulièrement développées et, historiquement, le mieux attestées. De l’autre côté, la linguistique ne perd rien si elle se limite à la littérature : afin de pouvoir traiter les textes littéraires, elle doit savoir approcher n’importe quel texte, puisque n’importe quel texte peut acquérir une fonction littéraire. Il serait illusoire, pour ne pas dire ridicule, de concevoir une science de la littérature non linguistique. Le revoilà ! le principe de « philologie englobante » dont on a fait mention en I.
La littérature est le laboratoire privilégié de la linguistique notamment pour l’étude du parallélisme entre histoire intérieure et histoire extérieure de la langue. Elle est un domaine exceptionnel de contacts intenses entre cultures à la fois de divers pays et de diverses époques : on y assiste à toutes sortes d’irradiations, réceptions, emprunts, adaptations, transpositions, mais aussi de rejets et d’exclusions des genres, des techniques, des thématiques. La transmission entre cultures différentes est une activité aussi créatrice que l’invention au sein d’une seule culture : elles témoignent toutes les deux des choix faits, des décisions prises, des efforts déployés ; ce sont des données empiriques constituant une histoire immanente de la littérature, et en même temps, une histoire extérieure de la langue. Or les genres, techniques, thématiques « poétiques », c’est-à-dire littéraires ne sont en fin de compte que des structures de langue qui une fois introduites – par transmission, par invention, peu importe – produisent des effets particuliers dans l’environnement global qu’est la langue, effets dus à leur interaction avec le système et l’institution de celle-ci ; ce sont aussi des faits empiriques constituant une histoire immanente de la littérature, et en même temps, une histoire intérieure de la langue. Une science structuraliste bien réfléchie de la littérature, science forcément linguistique, c’est-àdire philologique, a énormément à faire ; inutile qu’elle perde son temps à chercher des structures « profondes » sous-jacentes aux textes manifestés.