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CILEX: INNOVER, MOTIVER, INSPIRER. UN RÊVE DEVENU RÉALITÉ
En novembre dernier s’est tenu le premier Congrès International de Langues Étrangères CILEX au Tecnológico de Monterrey, campus Monterrey (Mexique). «Depuis longtemps, le Département de Langues modernes avait la volonté d’offrir l’opportunité aux professeurs, aux doctorants et chercheurs du Mexique mais aussi du monde entier de se réunir et de partager leur travail et leurs expériences. Finalement, nous avons été capables de réaliser ce rêve.» déclarait Nico Wiersema, président du comité organisateur CILEX 2016 et directeur du Département de Langues Modernes de la dite université.
Ce fut chose faite. Les 10, 11 et 12 novembre 2016, près de 200 participants principalement du Mexique, mais également d’Egypte, d’Equateur, des Etats-Unis, du Royaume Uni nous ont fait l’honneur de leur présence in situ ou à travers Skype. Les objectifs principaux de CILEX ont été de créer des espaces d’échanges académiques entre enseignants, chercheurs et experts nationaux et internationaux de l’enseignement des langues étrangères, et aussi de connaitre les tendances innovatrices et la manière de les mettre en place grâce aux technologies les plus actuelles qui accompagnent l’enseignement des langues. Trois mots peuvent résumer ces objectifs: motiver, inspirer, innover.
La première journée a été marquée par une après-midi riche en ateliers et conférences donnés en anglais, espagnol, allemand et français, les quatre langues de communication du congrès. Le lendemain, le discours du directeur du département des Langues Modernes a annoncé l’ouverture du congrès lors de la cérémonie dínauguration. Trois conférences magistrales ont illustré cette journée: la première intitulée «La metodología del diccionario bilingüe» (La méthodologie du dictionnaire bilingue), impartie par le linguiste et chercheur mexicain Luis Fernando Lara Ramos du Colegio de Mexico. Dans son exposé, il a insisté quíl n’était pas possible de traduire mot à mot de la langue source à la langue cible vu que le signifiant et signifié n’ont pas la corrélation commune.
Sabine Pfleger docteur en linguistique de l’université UNAM (Université Nationale Autonome de Mexico) nous a présenté son projet de recherche «Identidad y segundas lenguas» (Identité et langues secondes), projet qui tente à décrire la construction de l’identité dans le domaine de l’apprentissage d’une nouvelle langue.
La dernière conférence du vendredi «La enseñanza del español como lengua heredada : empoderando el desarrollo lingüístico, transcultural y socio-político de los jóvenes latinos en Estados Unidos» (L’enseignement de l’espagnol comme langue héritée: renforçant le développement linguistique, transculturel et socio-politique des jeunes latinos aux Etats Unis) fut donnée par Maria Luisa ParraVelasco de l’Université Harvard. Maria Luisa a parlé des avancées récentes dans le domaine de l’enseignement de l’espagnol comme langue héritée ELH dans les universités américaines. Elle nous a exposé des exemples de sa propre expérience d’enseignante ELH dont les objectifs sont le développement de la conscience critique des jeunes latinos, le renforcement de leur identité ethnolinguistique et l’autonomisation de leur capacité comme agent de changement social. Cette conférence a reçu le soutien logistique de La Cátedra Alfonso Reyes, entité mexicaine qui promeut rencontres et réflexion entre les voix les plus influentes de la pensée humaniste contemporaine. Maria Luisa a emporté un grand succès auprès de l’audience ayant été touchée parla problématique exposée.
Si nous devions continuer à mentionner l’état d’esprit de l’audience, celle-ci a accueilli avec émerveillement la conférence de David Crystal «Language death: writing the obituary of languages?» (La disparition des langues: écrire la nécrologie des langues?). Malgré la distance qui nous séparait la magie de la technologie nous a permis d’écouter David Crystal en direct du Royaume Uni. Il nous a rappelé que toute langue dans le monde avait ses poètes, ses romanciers, ses dramaturges même si c’est à travers une culture orale et dès lors qu’une langue disparaissait, toute la richesse culturelle l’accompagnait. Il a aussi attiré notre attention sur le fait que des langues en danger comme le gallois avaient pu être sauvées grâce à la mobilisation de chacun.
Notre congrès s’est également illustré durant ses trois jours d’ateliers, d’exposés, d’échanges et d’évènements culturels. La première édition du congrès CILEX a emporté l’approbation et l’ovation des participants et exposants. CILEX 2018 aura-t-il un impact encore plus grand?